vendredi 14 mars 2008

dimanche 9 mars 2008

Un samedi à la patinoire

En Suède, le hockey sur glace est le sport national. Alors quand mon chef m'a proposé des places gratuites pour aller voir l'équipe de Linköping HC contre Mora IK, j'ai sauté sur l'occasion. C'était donc ce samedi après midi, dans le tout récent stade Cloetta Center. Ouvert en 2004, ce lieu peut accueillir plus de 8500 personnes pour un évènement sportif et voir même 11000 pour un concert. C'est donc du lourd.

Aux alentours de 16h je me suis donc rendu au stade en compagnie de Tine et d'un ami à elle. Et là c'est la grosse ambiance. Sachant que les couleurs de l'équipe de Linköping sont bleu-blanc-rouge, je n'étais pas vraiment dépaysé. Le stade plein à craquer de gens venus en famille et entre amis se mettent à encourager leur équipe favorite. Cette dernière entrant en piste dans un grand show à l'américaine avec des flammes de partout, de la musique qui fait peur, et des chants rigolos. D'ailleurs j'ai même pu apprécier pour la première fois l'hymne suédois, ma foi très court mais chanté debout par toute la foule.


Les règles du hockey sur glace sont ma foi assez simples. Trois fois vingt minutes pour tenter de marquer dans le but adverse. Le truc c'est qu'à chaque temps mort, on nous balance de la pub et de la musique assourdissante. C'est donc un peu fatigant à la fin mais ça a un coté festif assez agréable quand même.


Bon pour l'anecdote Linköping a écrasé Mora 6 à 5. En fait il y a même eu une prolongation avec le but de la mort. Comme ils étaient à égalité 5 à 5, le premier qui marquait gagnait le match. Et cocorico les français ont gagnés.... euh Linköping a gagné ! Bref une expérience intéressante que je referai très bientôt !


lundi 3 mars 2008

Nouvelles en musique



Vous l'avez sans aucun doute remarqué , ce blog ne raconte plus grand chose. J'ai depuis quelque temps ce qu'on appelle une "blogdépression", c'est à dire plus d'inspiration. Plus rien à raconter ou plus l'envie, tout simplement. Tout blogueur qui se respecte est passé par là un jour.

Mais voilà cette blogdépression se termine enfin et revient du même coup progressivement l'envie de vous dire des choses inintéressantes et idiotes sur ma petite vie en Suède. Je commence donc. Dimanche prochain je pars dans le grand nord, c'est à dire que plus au nord, c'est dur. Pour vous donner quelques chiffres et me la péter un peu, c'est à 1500 kms de mon chez moi en Suède, à 3500 kms de mon chez moi en France, et à 200 kms au dessus du cercle polaire. Ça s'appelle Abisko, c'est un patelin grand comme Viuz la Chiesaz ou Braboute la Beloche et il y fait exactement -16°C en ce moment même. Et là vous me dites mais pourquoi??


Et ben pourquoi pas, histoire de respirer l'air le plus pur au monde, de se couper de tout ce qu'on peut connaitre, de voir des paysages magnifiquement beaux, de faire du chien de traineaux, du sauna tout nu et conduire des motos neige et prendre des photos exceptionnelles. Tout ça quoi. Evidemment il va falloir survivre aux 18 heures de train qu'il faut pour monter la haut mais après ça devrait être très sympa.


Et sinon ce billet inaugure cette formidable fonctionnalité qu'est la vidéo sur mon blog. Ami lecteur, prend ton temps pour cliquer dessus et écouter et regarder ce clip de la chanson "Nantes" interprétée par ce formidable groupe qu'est Beirut ! Moi ça me donne la pêche.


mardi 26 février 2008

Escapade à Stockholm

Pardonnez moi mes chers lecteurs, car une fois de plus je vous ai abandonné pour plus d'une semaine sans vous donner de nouvelles. La raison principale étant que la semaine dernière j'étais à Stockholm. En effet de mardi à jeudi, j'ai assisté à ce qu'on appelle dans le jargon de volontaire, à un mid-term meeting. Le principe est simple, au milieu de mon service volontaire européen on me convie avec tous les volontaires qui sont en Suède en ce moment à trois jours de discussions pragmatiques sur notre job de volontaire. Ça c'est pour la version officielle.

Comme la première rencontre dans les premiers jours de mon arrivée en Suède en septembre, ça se passait encore dans cet endroit ô combien agréable sur l'île de Lidingö, banlieue bourgeoise de Stockholm. On s'est donc tous retrouvé, à treize, petite partie du contingent de volontaire en Suède de 2007/2008. Car j'ai appris qu'il y en avait au moins au moins une autre vingtaine éparpillée un peu partout. Et comme si on ne s'était jamais quitté, on s'est parlé de tout et de rien devant les repas et les fikas innombrables servis par le staff de l'hôtel où l'on séjournait. Discussions sur nos projets, nos doutes, nos petits plaisirs et notre découverte de la culture suédoise. Et on s'aperçoit que tout ne fonctionne pas de la même manière et aussi bien pour tous le monde. Certains ont des problèmes avec leur cours de suédois, ou avec leur tuteur, ou bien ils ont trop de boulot, ou d'autres pas assez. En comparaison je suis heureux de ne pas avoir de vrais problèmes. Mon projet marche très bien, mes collègues sont fantastiques, et je prend du plaisir tous les jours à aller au boulot.

Bref après plusieurs exercices plus ou moins intéressants sur le SVE, sur notre perception de la Suède et des Suédois et quelques activités d'extérieur très drôles censées favoriser la sensation de groupe, on s'est retrouvé pour quelques uns d'entre nous au sauna. Histoire d'apprécier quelques températures extrêmes (93°C) avant mes excursions dans le nord du pays. Trois sessions de quinze minutes entrecoupées de douches froides, fichtre ça fait du bien. Le problème étant que ça te casse toute envie de faire quoique ce soit après.

Le mercredi soir, on a tenté de sortir dans Stockholm. Évidemment quand on est douze tout est bien plus compliqué. Après avoir attendu dans le froid pendant plus d'une heure, et comme on devait payer un prix astronomique pour rentrer, on s'est replié sur un club gay à deux pas. Bonne musique, bonne ambiance, et pas trop cher. Bref une bonne soirée conclue par une heure au sauna entre 2 et 3 h du matin à siroter de la bière.

Et puis voilà c'est le moment de se quitter. Ce jeudi après midi fut très triste. Car il ne faut pas grand chose pour être un groupe soudé de 12 personnes. Trois jours suffisent pour que la mayonnaise prenne. Car entre volontaires de Bulgarie, d'Angleterre, de France, d'Italie, de Hongrie, d'Allemagne, d'Autriche, de Pologne, d'Égypte on se comprend et on s'apprécie tellement. Des cultures, des langues, des histoires différentes qui se mélangent et qui donnent l'Europe. L'Europe que j'aime, l'Europe ouverte, l'Europe culturelle, bref la plus belle.

lundi 18 février 2008

Malmö, récit

En ce dimanche, dernier jour de mon périple, j'avais décidé de passer par Malmö, 3ème ville de Suède et finalement juste en face de Copenhague à une vingtaine de kilomètres. Le réveil fut très dur, puisque j'avais eu la bonne idée de réserver un bus pour 9h du matin. Impossible quand on s'est couché à 4h30. Je me suis quand même levé, en retard. Pas bien réveillé j'étais persuadé que je pouvais faire le trajet de l'appart où j'étais jusqu'à la gare routière à pied. Mal m'en a pris. J'ai réalisé après une demi heure de marche qu'il me restait la moitié à faire en 15 minutes. J'ai donc couru. Couru. Couru, comme jamais. Et j'ai loupé mon bus. Evidemment. La déception passée il a bien fallu une solution pour repartir en Suède. Et là, pouf, un autre bus de la même compagnie est arrivé. Certes il allait en direction d'Oslo mais il passait par Malmö, j'étais donc sauvé. Je suis donc monté dans ce bus et embrassé les bras de Morphée pendant une heure, exténué. Je me suis quand même réveillé pour prendre des jolies photos sur le pont qui relie le Danemark et la Suède. Surtout que , comme d'habitude il faisait un temps magnifique.

Arrivée à Malmö. Première impression : ça à l'air joli et sympa comme tout. L'entrée dans la ville se fait en longeant la côte et en passant au coté de la Turning Torso, magnifique tour de logements complètement vrillée et culminant à plus de 190 mètres. Une splendeur architecturale. Construite en 2005, c'est un édifice assez incroyable. Composée de neuf cubes de cinq étages imbriqués et tournant sur eux-mêmes en s'élevant. Par exemple le plus haut cube est décalé de 90°C par rapport au cube le plus bas.


Dès la descente du bus, je sentis que la journée allait être très longue. Des courbatures partout, de la fatigue, pas assez de sommeil, la faim qui arrivait. Il fallait vite que je me trouve un coin où m'arrêter pour manger. Je décidai finalement de faire une petite promenade dans les rues principales. Stora Torget, Gustav Adolph Torget... La ville est en fait assez banale, petite même si on y trouve des maisons et immeubles très jolis. Mais je pense que c'est le contrecoup après Copenhague, on trouve tout moche.



Après une pause de plus d'une heure dans un fast food, je reprend mon petit bonhomme de chemin en étant un peu requinqué et reposé. Je décide alors d'aller voir un des grands parcs de la ville nommé Slottsparken, littéralement le parc du château et où, comme par hasard se trouve aussi la bibliothèque. Après avoir lu la presse française pendant une petite heure, je termine ma promenade dans la ville tout en profitant des derniers rayons de soleil de la journée et je rejoins la gare routière où mon bus m'attend.



Je vous épargne le trajet de 6 heures en bus. Horrible et interminable.


dimanche 17 février 2008

Copenhague, récit (suite)

Pour ce deuxième jour dans la capitale du Danemark, je m'étais prévu de visiter tout ce que je n'avais pas pu faire la veille. A savoir le port, le quartier de Christiania ainsi que le Copenhague monumental avec entre autre le palais royal et les quartiers du gouvernement. Le lever fut un peu dur. Je ne sais pas si c'était dû à mes pérégrinations de la veille ou bien la soirée arrosée. Le fait est que j'avais des courbatures partout dans les jambes. Mais bon le soleil était là et bien là, alors aux alentours de 11 h, je me décidais enfin à bouger.

Et hop re à l'aventure. Premier sur ma liste, Ørsteds parken, un ravissant parc avec une charmante rivière qui y passe. Le parfait endroit pour une pause petit déjeuner et prise de photos.

Puis pas très loin l'hôtel de ville et le magnifique parc d'attraction du Tivoli. Celui-ci, vieux de plus de 150 ans à été construit par Georg Cartensen. Il y a évidemment des grandes roues, des montagnes russes, et ce en plein cœur de la ville. Enfin c'est ce que j'ai pu voir au dessus des barrières car le Tivoli est fermé de décembre à avril. Pas de chance pour moi.

En continuant sur cette longue avenue pas très jolie qui longe le parc on tombe sur le bras de mer qui coupe la ville en deux. Ni une ni deux je franchis l'eau et me retrouve sur l'île de Christianshavn trouée de toutes parts par de nombreux canaux plus adorables les uns que les autres.


Un peu éloigné du centre, et donc beaucoup moins touristique et tellement agréable. Les mouettes qui volent de partout qui rappellent la Bretagne, des très jolis bateaux, le soleil et la chaleur (12°C quand même !) faisant le reste; bref encore une fois l'endroit parfait pour une petite pause. Sur cette même île, le fameux quartier de Cristiania. Voici une des seules photos que j'ai pris là-bas. A savoir un magasin de vélos avec ce vélo parqué devant si typique, nommé le Christiania bike. Le coffre à l'avant permet de charger ses courses ou ses enfants. Pratique.

Considéré par la Suède comme la plaque tournante de la drogue alimentant tout le nord de l'Europe, Cristiania c'est surtout un quartier qui est resté, tant bien que mal, comme il l'était il y a plus de 35 ans. C'était alors un quartier occupé par les militaires qui choisirent de l'abandonner. S'en est suivi alors un grand mouvement de squat de tous les bâtiments disponibles et la création d'un quartier hippie, alternatif et utopique. Lieu de tolérance, de création artistique, de libertés, il se compose donc de batiments similaires et moches plus ou moins rafistolés avec n'importe quoi et où régne un sentiment d'anticonformisme. Intéressant et dépaysant.

Ma journée se poursuivit par des kilomètres de marche à travers la ville. Après m'être à moitié perdu et être repassé par le quartier de Nyhavn et son somptueux canal sous le soleil; j'arrivais enfin, en bon touriste que je suis, à cette statue de la Petite Sirène, figure hautement symbolique de la ville sculptée par Edward Erikssen au début du 20ème siècle. Rien d'exceptionnel si ce n'est les usines juste derrière.

Autre chose beaucoup plus intéressante, le Kastellet. Ancienne citadelle en étoile fortifiée naturellement par les grandes buttes de terre et cernée d'eau, elle donne un charmant point de vue sur l'entrée du port de Copenhague et sur la ville. Très jolie surtout avec le magnifique soleil que j'avais.

Pour finir la journée, petite dernière promenade dans les rues commerçantes de la ville. J'ai mangé mon déjeuner sous le soleil couchant dans le jardin botanique. Puis j'ai rejoins mes quartiers pour la nuit, à savoir une autre couchsurfer qui habitait dans le même quartier que la précédente. Très sympa. Je me suis fais emmener dans le bar le moins cher de la ville tout en discutant de tout et de rien avec mon hôte et ses amies. Bref une autre bonne soirée et un week end qui s'achevait encore une fois avec un peu trop d'alcool et beaucoup de rire.

Demain je vous raconte Malmö.
Au fait aujourd'hui ça fait 5 mois que je suis en Suède. Déjà.

samedi 16 février 2008

Copenhague, récit.

Il y a une dizaine de jours, alors que l'ennui me guettait et que le week end approchait à grand pas je me décidais à bouger quelque part. Quelques secondes plus tard, c'était décidé, j'irais à Copenhague. Le billet acheté pour une bouchée de pain, je partais donc à l'aventure ce vendredi 8 février. J'ai donc pris le bus de 1h du matin, ce qui me faisait arriver vers 8h du matin. Evidemment le bus était plein à craquer. Je suis donc tombé sur le seul siège qui ne s'inclinait pas. Problème réglé une heure plus tard. Bon ben après j'ai dormi, rien de très passionnant. Arrivée dans la capitale du Danemark à l'heure, j'ai rejoins ensuite mes quartiers généraux pour la nuit, à savoir un appart dans le centre où une gentille couchsurfer au nom d'Eva m'accueillait pour une nuit. Après avoir posé mes affaires et dormi une heure histoire de me requinquer, je partais donc à la découverte de la ville sous les nuages noirs annoncant la pluie. Pluie qui ne viendra d'ailleurs jamais. Et tout de suite ce fut l'émerveillement devant tant de beauté...

Copenhague est une très belle ville, pas trop grande mais grande quand même, ce qui fait que tout peut se visiter à pied, ou à vélo. Car tout le monde possède un vélo. Alors certes il y a des voitures aussi mais ce n'est pas le principal danger pour le piéton. Car à la différence de ville comme Amsterdam ou même Linköping où les gens sont plutôt cools et détendus de la pédale, les copenhaguiens sont des fous du guidon. Si tu poses un seul pied sur une piste cyclable, ton espérance de vie chute immédiatement. Il faut donc faire bien attention. Après avoir failli me faire renverser par une demi douzaine de cyclistes, je parcourais donc la ville avec la peur au ventre. Et comme je le disais un peu plus haut, que de jolies choses à voir. Des parcs immenses, des canaux, la mer, des bateaux donc, des facades de toutes les couleurs et le soleil qui enfin montra le bout de son nez. Par contre dur de trouver un bon endroit où manger sans se ruiner. Finalement j'optais pour un buffet à volonté de crudités, de lasagnes et de falafels achtement bons. Bref tout cela fit que cette première journée fut tout à fait réussie et en tout point agréable.

La journée se terminant chez mon hôte avec du vin, des bières, ( Ici point de Systembolaget machin, si tu veux de l'alcool tu l'achètes au supermarché du coin, et c'est un plaisir simple bien agréable ! ) puis de la bonne musique et des gens, pour la plupart Norvégiens d'ailleurs, ma foi très sympathiques. J'allais enfin me coucher après cette journée érintante avec dans le sang un peu plus d'alcool que la loi l'autorise et des courbatures partout dans les jambes ( normal j'ai marché environ 5 heures durant) ...

Suite demain... Parce que là j'écris ce billet au boulot... en même temps j'ai rien d'autre à faire. Mais bon je suis fatigué alors j'arrête... surtout que j'ai le sentiment que ce que je raconte ne veux rien dire. Bref je perd mon francais et en plus ce clavier suédois m'exaspère ! Alors bonne nuit.